Dimanche dernier, comme convenu j’ai bruncher avec Fred. Ça été un moment très difficile pour moi, je m’y suis rendue à reculons, pas parce que je ne voulais pas le voir mais bien puisque je savais que nous avions à mettre des choses au clair. Je souhaitais le retrouver comme avant, comme si cette discussion n’avait jamais existé, comme si il n’était jamais venu vivre chez moi.
Fred était déjà là à m’attendre, lui qui est toujours en retard. Il avait la mine défaite, les yeux bouffis. Jamais je ne l’avais vu pleurer, jamais j’ai même pu croire qu’il l’avait déjà fait. Je me suis assise sans rien dire. Nous sommes restés là un bon moment sans ouvrir la bouche, j’ai fini par brisé se silence qui se fessait de plus en plus lourd. Je lui ai avoué trouver cette situation bien compliquée et qu’une chose était certaine pour moi, je ne veux pas le perdre que sans lui j’aurais l’impression d’être complètement perdue. Il m’a dit que pour lui c’était exactement la même chose…
On a commandé, on a mangé, sans même s’adresser la parole. J’ai craqué, lui aussi, nous étions là tous les deux à pleurer sans se regarder. Nous étions là tout le deux, un en face de l’autre, mais il y avait un mur invisible qui nous séparait. À cet instant, j’ai eu l’impression que tout était terminé ! J’avais le cœur en morceaux. Nous avons payés nos factures et sommes sortis. Fred m’a invité à aller chez lui pour qu’on puisse parler, puisque nous ne l’avions pas fait.
Arrivé chez lui, il s’est excusé, me disant qu’il n’aurait jamais pensé que les choses pourraient devenir aussi compliquées entre nous, qu’il ne l’avait pas prévu. Parce que Fred à pour habitude de tout prévoir, de tout calculer, de tout contrôler. Qu’il savait qu’il avait gaffé et que c’était sans doute la dernière fois qu’il me voyait, que trop souvent il avait fait le con avec moi et qu’il était bien conscient que ma patience avait des limites. Je lui ai dis qu’il ne comprenait rien… que je l’aimais plus que je pouvais m’aimer moi-même, que les moments les plus dure que j’avais traversé dans ma vie avait été ceux où il en était sorti et que je ne voulais plus jamais que cela arrive.
Il a relevé la tête, le visage en larme, les yeux remplis d’espoir.
״ Ça veux-tu dire que t’es d’accord ? ״ m’a-t-il demandé.
״ Fred… je sais pu, je comprend pu rien ! C’est toi qui m’as toujours dit que l’engagement c’était de la marde, que c’était pas pour du monde comme nous, qu’on était d’une autre espèce. Ça fait presque 10 ans que tu te fous de ma gueule parce que je suis émotive, parce que j’ai des rêves. Tu m’as tellement lavé le cerveau que j’ai fini par être d’accord avec toutes tes conneries ! Je sais que tu m’as jamais tordu un bras, mais j’ai fini par être d’accord avec toi ! J’ai jamais su pourquoi toi, tu voulais rien savoir de l’amour, on dirait que c’est un secret d’état ! Toi, tu sais tout de moi pis moi je sais rien, ça me dérange pas dans le fond, j’ai accepté tes cachettes, tes mystères ! Mais, moi j’ai changé… l’amour avec un grand A, je le voulais, je le cherchais désespérément, tu m’as fait voir que je pouvais vivre sans, et que je pourrais être heureuse. Et je suis heureuse ! y’a personne qui me fais mal maintenant, y’a même personne qui me connaît, sauf toi ! Pis là, toi tu veux qu’on soit ensemble! Je sais, pas comme tout le monde, à notre façon mais ensemble quand même. Est-ce que tu peux comprendre que là, moi je suis fuckée ben raide ! Moi aussi je voudrais… je pense, je l’sais pu ! Mais le problème c’est que dans vie à chaque fois que je tiens à quelqu’un, y me crosse pis criss son camp ! Comprends-tu ? ״ que je lui ai crié dans un seul souffle, je parlais tellement vite, qu’il n’a pas pu placer un mot et je sais même pas si il a tout comprit tellement j’étais énervée. Je me suis effondrée sur le tapis et je crois bien avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, j’avais du mal à respirer tellement je pleurais. À y repenser, je devais avoir l’air d’une vraie hystérique !
Fred m’a rejoint par terre, il m’a prit dans ses bras et m’a bercé tout doucement, je me suis calmée, il me fessait du bien. ״ Ma petite princesse à ben raison, tu peux ben rien comprendre pis je pense ben que le plus fucké des deux, ben… c’est moi !״ m’a-t-il chuchoté à l’oreille. On a rie ensemble.
Il m’a dit qu’il ne comprenait pas bien se qui c’était passé durant son séjour chez moi mais qu’il avait réalisé une chose, qu’il m’aime bien plus qu’il l’a toujours cru. Et que lorsque j’avais été en couple depuis qu’on se connaît, avec Emy et Antoine ou bien même les histoires avec Steve (le DJ au club) ou Amélie (ma secrétaire), chaque une de ses réactions s’expliquent aujourd’hui, il a peur de me perde, que jusque là, il n’avait jamais comprit se qui le fâchait autant, parce que après tout c’était ma vie et que là c’était plus que clair pour lui. Que si je m’engageait avec quelqu’un il perdrait sa place au près de moi, mais que toutes mes baises c’est pas pareil que c’est pas des menaces pour lui, puisqu’il sait que je reviendrai toujours à lui. Il m’a juré ne jamais m’avoir menti, que lui-même ne le savait même pas, que ça lui a sauté au visage…
On s’est entendu qu’on ne ferait pas de projets communs, que notre relation ne changerait pas, du moins pas pour l’instant, qu’une chose était certaine qu’on tenait l’un à l’autre et que nous ne voulions pas nous perdre. Quelle belle conclusion n’est-ce pas ? J’ai le cœur léger et le sourire aux lèvres !
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vendredi 14 novembre 2008
vendredi 7 novembre 2008
Mon Fred à la maison!
Je reviens à ma vie ! Après près de deux mois, de routine, de tendresse, de petites attentions, d’inconfort, de perte de contrôle, de bon sexe, de vie à deux… je retrouve mon chez moi, mon indépendance, ma solitude…ma vie !
Il y a plusieurs semaines, Fred a dû quitter son logement puisqu’il y a eu un important dégât d’eau chez lui, il a à peu près tout perdu et son appart devait être retapé. En bonne amie, je lui ai proposé le gîte à la maison. Au départ, l’idée me plaisait, je me suis dis qu’après tout on s’entend bien, on rie ensemble et que j’aurais des baises autant que je le souhaiterais.
Mais la réalité est que je suis bien seule et que j’ai fais ce choix depuis bien des années et que cela me convient toujours autant. Comme je n’ai qu’un lit et que mon divan n’est pas très confortable, nous avons donc partagés mon lit durant tout ce temps, ça m’a fait bizarre de m’endormir tous les soirs à ses côtés.
On a eu de bons moments, je ne me suis jamais envoyée en l’air aussi souvent par le passé, même lorsque j'étais en couple. On a fait des folies, on a poussé l’audace comme nous ne l’avions jamais fait auparavant.
J’ai découvert des facettes de mon Fred qui m’était jusqu’alors insoupçonné, il a un petit côté romantique, je l'ai trouvé très mignion par moment ; a mon retour du boulot j’avais un bain de coulé, des chandelles pleins la salle de bain, il me préparait des petits festins, se qui est très apprécié pour moi qui se nourrit essentiellement du resto ou des menus pré préparés, j’ai écouté des films collés à me faire jouer dans les cheveux… Une partie de moi était bien à travers tout ça, qui n’aime pas qu’on prenne soin de nous ?
Mais il y a aussi eu des jours où j’ai prié qu’a mon retour il ne serait pas là, qu’il serait sorti ou mieux encore qu’il serait rentré chez lui, où on reprendrait chacun notre vie comme avant. Mes hommes me manquaient aussi, Fred m’avait demandé que pour le temps qu’il serait là, je n’aie pas d’autres partenaires, pas d’aventures…aucune ! Qu’il se sentirait mal à l’aise de sentir l’odeur du sexe d’un autre sur moi… À deux reprises, je me suis permise de le faire. Fred m’a alors fait la gueule durant les jours qui ont suivis, me rappelant constamment ce que j’avais accepté. J’ai essayé de comprendre, et je lui ai expliqué que pour ma part si il souhaitait le faire ça ne me dérangerait pas, qu’il pouvait ne pas rentrer coucher quand il le voulait et que le lendemain je l’accueillerait jambes ouvertes. Lui, il ne voulait pas me faire ça…
Mercredi soir, il m’a avoué que son logement était prêt depuis deux semaines, qu’il avait fait l’acquisition de nouveaux meubles, mais qu’il ne m’en avait pas parlé avant, puisque l’idée de rentrer l’attristant. J’ai piqué une de ses colère, je ne me rappelle pas si j’ai déjà été aussi fâchée après quelqu’un. Je l’ai trouvé malhonnête , profiteur… Fred m’a dit avoir bien réfléchit et qu’il aimerait que nous passions plus de temps ensemble, que peut-être une fois nos baux terminés nous pourrions nous acheter un petit quelque chose ensemble… Où nous aurions chacun notre chambre, qu’on pourrait avoir des aventures chacun de notre côté, que nous pourrions être un couple (sans en être un) ouvert, qu’on pourrait aussi prendre nos vacances ensemble cette été et aller quelque part ensemble, pour décrocher. Je n’entendais plus rien, le mot ensemble ne fessait que résonner dans ma tête. Je voulais juste qu’il quitte, je lui ai demandé de partir, je lui ai dis que j’avais besoin d’être seule, que je ne voulais pas qu’il me téléphone ou vienne me voir et que dimanche nous irions bruncher. Je ne sais toujours pas ce que je lui dirai…
Jusqu’à maintenant j’avais toujours cru que Fred était mon pendant masculin, après tout c’est lui qui m’a apprit à gérer ma vie comme je la mène ! Fred n’a jamais été en couple, et n’a jamais voulu l’être ! Il a toujours méprisé les gens qui s’engageaient parce que pour lui, la routine c’est la mort ! C’est bien entendu une relation non conventionnelle qu’il me propose, mais reste que je trouve que ça commence à lui ressembler dangereusement ! Une chose est certaine c’est que je ne veux pas le perdre, sans lui, je suis complètement perdue…
Il y a plusieurs semaines, Fred a dû quitter son logement puisqu’il y a eu un important dégât d’eau chez lui, il a à peu près tout perdu et son appart devait être retapé. En bonne amie, je lui ai proposé le gîte à la maison. Au départ, l’idée me plaisait, je me suis dis qu’après tout on s’entend bien, on rie ensemble et que j’aurais des baises autant que je le souhaiterais.
Mais la réalité est que je suis bien seule et que j’ai fais ce choix depuis bien des années et que cela me convient toujours autant. Comme je n’ai qu’un lit et que mon divan n’est pas très confortable, nous avons donc partagés mon lit durant tout ce temps, ça m’a fait bizarre de m’endormir tous les soirs à ses côtés.
On a eu de bons moments, je ne me suis jamais envoyée en l’air aussi souvent par le passé, même lorsque j'étais en couple. On a fait des folies, on a poussé l’audace comme nous ne l’avions jamais fait auparavant.
J’ai découvert des facettes de mon Fred qui m’était jusqu’alors insoupçonné, il a un petit côté romantique, je l'ai trouvé très mignion par moment ; a mon retour du boulot j’avais un bain de coulé, des chandelles pleins la salle de bain, il me préparait des petits festins, se qui est très apprécié pour moi qui se nourrit essentiellement du resto ou des menus pré préparés, j’ai écouté des films collés à me faire jouer dans les cheveux… Une partie de moi était bien à travers tout ça, qui n’aime pas qu’on prenne soin de nous ?
Mais il y a aussi eu des jours où j’ai prié qu’a mon retour il ne serait pas là, qu’il serait sorti ou mieux encore qu’il serait rentré chez lui, où on reprendrait chacun notre vie comme avant. Mes hommes me manquaient aussi, Fred m’avait demandé que pour le temps qu’il serait là, je n’aie pas d’autres partenaires, pas d’aventures…aucune ! Qu’il se sentirait mal à l’aise de sentir l’odeur du sexe d’un autre sur moi… À deux reprises, je me suis permise de le faire. Fred m’a alors fait la gueule durant les jours qui ont suivis, me rappelant constamment ce que j’avais accepté. J’ai essayé de comprendre, et je lui ai expliqué que pour ma part si il souhaitait le faire ça ne me dérangerait pas, qu’il pouvait ne pas rentrer coucher quand il le voulait et que le lendemain je l’accueillerait jambes ouvertes. Lui, il ne voulait pas me faire ça…
Mercredi soir, il m’a avoué que son logement était prêt depuis deux semaines, qu’il avait fait l’acquisition de nouveaux meubles, mais qu’il ne m’en avait pas parlé avant, puisque l’idée de rentrer l’attristant. J’ai piqué une de ses colère, je ne me rappelle pas si j’ai déjà été aussi fâchée après quelqu’un. Je l’ai trouvé malhonnête , profiteur… Fred m’a dit avoir bien réfléchit et qu’il aimerait que nous passions plus de temps ensemble, que peut-être une fois nos baux terminés nous pourrions nous acheter un petit quelque chose ensemble… Où nous aurions chacun notre chambre, qu’on pourrait avoir des aventures chacun de notre côté, que nous pourrions être un couple (sans en être un) ouvert, qu’on pourrait aussi prendre nos vacances ensemble cette été et aller quelque part ensemble, pour décrocher. Je n’entendais plus rien, le mot ensemble ne fessait que résonner dans ma tête. Je voulais juste qu’il quitte, je lui ai demandé de partir, je lui ai dis que j’avais besoin d’être seule, que je ne voulais pas qu’il me téléphone ou vienne me voir et que dimanche nous irions bruncher. Je ne sais toujours pas ce que je lui dirai…
Jusqu’à maintenant j’avais toujours cru que Fred était mon pendant masculin, après tout c’est lui qui m’a apprit à gérer ma vie comme je la mène ! Fred n’a jamais été en couple, et n’a jamais voulu l’être ! Il a toujours méprisé les gens qui s’engageaient parce que pour lui, la routine c’est la mort ! C’est bien entendu une relation non conventionnelle qu’il me propose, mais reste que je trouve que ça commence à lui ressembler dangereusement ! Une chose est certaine c’est que je ne veux pas le perdre, sans lui, je suis complètement perdue…
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vendredi 19 septembre 2008
Je m'étais gourée!
C’est temps-ci mon amie Nadia m’emmerde, à vrai dire elle m’emmerde depuis près d’un mois. Cela a commencé un soir de semaine, je crois que c’était un mardi, elle m’a invité à souper et à regarder un film chez elle. Comme ça fessait quelques semaines que nous ne nous étions pas vu j’étais enchantée par son invitation. De plus, nous allions être seule puisque son copain était parti pour Québec quelques jours.
Nous avons mangé, bu quelques verres de vin, on a échangé sur nos vies respectives, on a rie c’était agréable. Je me suis toujours bien sentie avec elle, nous nous connaissons depuis la petite école. Elle avait déjà loué le film, c’était Borderline, le film Québécois, comme je ne l’avais toujours pas vu et que j’en avais entendu beaucoup de bien, ça m’allait. Nous l’avons donc écouté.
Une fois le film terminé, elle s’est retourné vers moi : ״Et puis, t’en penses quoi ?״ m’a-t-elle demandé avec un regard un peu trop insistant. Je lui ai dis ne pas avoir été très impressionné, que c’était somme toute un bon film mais que je m’attendais à plus ! ״ Non, non ! C’est pas ça que je veux dire ! Tu te reconnais pas là dedans ?״ J’étais pas trop sur de comprendre qu’est-ce qu’elle voulait dire par là. Me parlait-elle des scènes explicites ou bien que cette fille à un problème de santé mental ! Elle me parlait bien de la partie pas trop saine d’esprit !
J’ai été sans connaissance, mon amie, ma Nadia était-elle vraiment en train de me dire ça ! Je lui ai dis que je ne me reconnaissais pas en elle, que j’avais l’impression qu’elle était en trait de tout mélanger. Elle m’a avoué être inquiète à mon sujet depuis déjà un bon moment, que la façon dont je menais ma vie n’étais pas normal, que ma sexualité était déviante… et que lorsqu’elle a vu se film, elle a tout comprit ! Elle m’a dit que se n’était pas facile pour elle d’aborder ça avec moi et qu’elle le fessait parce qu’elle tenait à moi. Elle m’a proposé d’aller consulter un psychiatre et qu’elle pourrait m’y accompagner. Quoi !!! Là, elle allait trop loin !
En quoi cela n’est pas normal d’aimer le sexe ? Elle fait bien l’amour avec son copain jusqu’à 5 fois par semaine, se qui est souvent plus que moi ! Oui, moi c’est avec des inconnus, je n’ai pas eu de relation stable depuis 4 ans et puis alors ? Se n’est pas comme si je ne savais pas pourquoi, je le sais, je suis seule parce que je le choisis, parce que les hommes m’ont fait trop mal et que j’ai décidé que c’était terminé ! Est-ce que ça c’est un problème psychiatrique ?
La soirée n’a pas très bien terminé, il y avait beaucoup de tensions dans l’air, elle elle pleurait et moi je suis partie fâchée !
Depuis, elle m’appel plusieurs fois par semaine pour me casser les oreilles avec ça. Cette semaine, je lui ai demandé d’arrêter de me téléphoner, que je n’avais plus d’intérêt pour elle, que je la trouvais dérangeante, que j’avais toujours senti qu’elle me respectait, qu’elle ne me jugeait pas et c’est pour ça que je ne lui cachait rien. Je croyais qu’elle était une vraie amie pour moi, mais que finalement je m’étais bien gourée !
Tout ça me fait bien de la peine, mais je ne peux pas accepter qu’une amie me traite de la sorte !
Elle m’a même amené à douter, je me suis documentée, je me suis dis, si jamais elle avait raison. Mais je ne me suis pas reconnue dans la description qu’on fait des gens aillant se problème. Je ne suis pas une spécialiste mais se que j’ai compris c’est qu’ils ont de la difficulté à gérer leurs émotions, qu’ils ont des relations conflictuelles, qu’ils sèmes souvent la bisbille autour d’eux, qu’ils ressentent un grand vide à l’intérieur… Et tout ça se n’est pas moi !
Aujourd’hui une page se tourne pour moi, une amitié de longue date se termine mais je me console en me disant qu’elle n’était peut-être pas aussi vraie que je le croyais.
Nous avons mangé, bu quelques verres de vin, on a échangé sur nos vies respectives, on a rie c’était agréable. Je me suis toujours bien sentie avec elle, nous nous connaissons depuis la petite école. Elle avait déjà loué le film, c’était Borderline, le film Québécois, comme je ne l’avais toujours pas vu et que j’en avais entendu beaucoup de bien, ça m’allait. Nous l’avons donc écouté.
Une fois le film terminé, elle s’est retourné vers moi : ״Et puis, t’en penses quoi ?״ m’a-t-elle demandé avec un regard un peu trop insistant. Je lui ai dis ne pas avoir été très impressionné, que c’était somme toute un bon film mais que je m’attendais à plus ! ״ Non, non ! C’est pas ça que je veux dire ! Tu te reconnais pas là dedans ?״ J’étais pas trop sur de comprendre qu’est-ce qu’elle voulait dire par là. Me parlait-elle des scènes explicites ou bien que cette fille à un problème de santé mental ! Elle me parlait bien de la partie pas trop saine d’esprit !
J’ai été sans connaissance, mon amie, ma Nadia était-elle vraiment en train de me dire ça ! Je lui ai dis que je ne me reconnaissais pas en elle, que j’avais l’impression qu’elle était en trait de tout mélanger. Elle m’a avoué être inquiète à mon sujet depuis déjà un bon moment, que la façon dont je menais ma vie n’étais pas normal, que ma sexualité était déviante… et que lorsqu’elle a vu se film, elle a tout comprit ! Elle m’a dit que se n’était pas facile pour elle d’aborder ça avec moi et qu’elle le fessait parce qu’elle tenait à moi. Elle m’a proposé d’aller consulter un psychiatre et qu’elle pourrait m’y accompagner. Quoi !!! Là, elle allait trop loin !
En quoi cela n’est pas normal d’aimer le sexe ? Elle fait bien l’amour avec son copain jusqu’à 5 fois par semaine, se qui est souvent plus que moi ! Oui, moi c’est avec des inconnus, je n’ai pas eu de relation stable depuis 4 ans et puis alors ? Se n’est pas comme si je ne savais pas pourquoi, je le sais, je suis seule parce que je le choisis, parce que les hommes m’ont fait trop mal et que j’ai décidé que c’était terminé ! Est-ce que ça c’est un problème psychiatrique ?
La soirée n’a pas très bien terminé, il y avait beaucoup de tensions dans l’air, elle elle pleurait et moi je suis partie fâchée !
Depuis, elle m’appel plusieurs fois par semaine pour me casser les oreilles avec ça. Cette semaine, je lui ai demandé d’arrêter de me téléphoner, que je n’avais plus d’intérêt pour elle, que je la trouvais dérangeante, que j’avais toujours senti qu’elle me respectait, qu’elle ne me jugeait pas et c’est pour ça que je ne lui cachait rien. Je croyais qu’elle était une vraie amie pour moi, mais que finalement je m’étais bien gourée !
Tout ça me fait bien de la peine, mais je ne peux pas accepter qu’une amie me traite de la sorte !
Elle m’a même amené à douter, je me suis documentée, je me suis dis, si jamais elle avait raison. Mais je ne me suis pas reconnue dans la description qu’on fait des gens aillant se problème. Je ne suis pas une spécialiste mais se que j’ai compris c’est qu’ils ont de la difficulté à gérer leurs émotions, qu’ils ont des relations conflictuelles, qu’ils sèmes souvent la bisbille autour d’eux, qu’ils ressentent un grand vide à l’intérieur… Et tout ça se n’est pas moi !
Aujourd’hui une page se tourne pour moi, une amitié de longue date se termine mais je me console en me disant qu’elle n’était peut-être pas aussi vraie que je le croyais.
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