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lundi 8 décembre 2008

Discuter avec soi

Depuis que je suis rentrée dans la boîte pour laquelle je travail, régulièrement des collègues m’invitent à l’heure du lunch en tête à tête. Je suis devenue en quelque sorte la conseillère de tous et chacun en matière de vie privée. Je me suis souvent demandée qu’est-ce qui les poussait tous à venir me voir ainsi, surtout que je sais que la majorité d’entre eux bavasse dans mon dos. J’ai fini par croire qu’ils avaient confiance en ma discrétion, comme je ne parle jamais que de boulot ou de température avec eux.

Aujourd’hui, je suis allée manger avec l’une d’elle, elle est à peine plus jeune que moi et travaille avec nous que depuis quelques mois. Elle fait partie de gens que je qualifie de discret, avant ce midi je ne connaissais à peu près rien d’elle.

Elle avait envie de jaser de sa situation mais ne savait pas avec qui le faire, elle a pensé à moi… Elle m’a raconté que depuis 8 mois, elle voit un homme. Ensemble ils vont souper, ils sortent danser, ils vont au cinéma, ils baisent, ils leur arrivent à l’occasion de partager le même lit pour la nuit. Elle se questionne sur leur relation, elle n’a jamais pensé sérieusement à s’investir avec lui, ils n’en ont jamais parlés non plus. Elle dit être bien avec lui, qu’elle sent qu’il a des sentiments pour elle et elle avoue en avoir elle aussi, mais elle ne serait pas prête à qualifier tout ça d’amour.

Après l’avoir laissé m’exposée sa situation, je lui ai demandé si elle s’attendait à se que je sois vraiment franche avec elle. Elle m’a répondu que c’était justement se qu’elle voulait de moi. Je lui ai dis que j’avais l’impression qu’elle était très amoureuse de cet homme et que selon moi, la seule raison qui fessait qu’elle n’est pas encore abordée tout ça avec lui, c’est qu’elle avait peur d’être blessé si elle s’abandonnait dans cet amour. Je lui ai dis ne pas croire aux relations prévilégières de ce genre, que je ne crois pas qu’une femme puisse coucher ainsi avec le même homme durant si longtemps sans en être amoureuse, que cela ne fait pas partie de notre nature Elle s’est mise à pleurer, je me suis alors sentie très mal à l’aise. Entre deux sanglots, elle m’a remercié, elle m’a dit qu’elle avait besoin de ça, que quelqu’un ose lui mettre la vérité au visage. Elle m’a parlé d’elle, du mal qu’elle avait eu, qu’elle préférait ne plus s’impliquer afin de se protéger. Elle m’a raconté longuement, j’étais là sans rien dire, je crois qu’elle avait juste besoin qu’on l’écoute.

En sortant du restaurant, j’ai eu un vertige, j’ai fait le choix de ne pas retourner au bureau. J’ai d’abord mit ça sur le compte du manque de sommeil dû à ma fin de semaine très mouvementé et au stress que je vis au travail ces derniers temps. En arrivant chez moi, j’ai pris un bain, puis me suis allongée.

J’ai repensé à cette discussion que j’avais eu avec elle, j’ai compris d’où m’étais venue ce malaise. Elle, elle aurait très bien pu être moi ! J’aurais pu dire se qu’elle me disait en d’autres mots… mais en bout de ligne j’aurais voulu dire exactement la même chose.

Et moi, j’avais été là devant elle, complètement déconnecté de moi-même, j’étais arrivée à faire abstraction de celle que je suis et de se que je vis depuis presque 10 ans. Je lui ai dis qu’une femme ne pouvait pas coucher avec le même homme aussi longtemps sans… mais qu’est-ce que c’est 8 mois, c’est rien du tout ! Est-ce que j’ai réellement échangé avec elle ou bien étais-je entrain de me parler à moi ? Est-ce vraiment ma perception des choses ou bien ai-je tout simplement répété se que tout le monde raconte. Je ne sais plus, je ne me comprends plus...

vendredi 14 novembre 2008

Notre amour!

Dimanche dernier, comme convenu j’ai bruncher avec Fred. Ça été un moment très difficile pour moi, je m’y suis rendue à reculons, pas parce que je ne voulais pas le voir mais bien puisque je savais que nous avions à mettre des choses au clair. Je souhaitais le retrouver comme avant, comme si cette discussion n’avait jamais existé, comme si il n’était jamais venu vivre chez moi.

Fred était déjà là à m’attendre, lui qui est toujours en retard. Il avait la mine défaite, les yeux bouffis. Jamais je ne l’avais vu pleurer, jamais j’ai même pu croire qu’il l’avait déjà fait. Je me suis assise sans rien dire. Nous sommes restés là un bon moment sans ouvrir la bouche, j’ai fini par brisé se silence qui se fessait de plus en plus lourd. Je lui ai avoué trouver cette situation bien compliquée et qu’une chose était certaine pour moi, je ne veux pas le perdre que sans lui j’aurais l’impression d’être complètement perdue. Il m’a dit que pour lui c’était exactement la même chose…

On a commandé, on a mangé, sans même s’adresser la parole. J’ai craqué, lui aussi, nous étions là tous les deux à pleurer sans se regarder. Nous étions là tout le deux, un en face de l’autre, mais il y avait un mur invisible qui nous séparait. À cet instant, j’ai eu l’impression que tout était terminé ! J’avais le cœur en morceaux. Nous avons payés nos factures et sommes sortis. Fred m’a invité à aller chez lui pour qu’on puisse parler, puisque nous ne l’avions pas fait.

Arrivé chez lui, il s’est excusé, me disant qu’il n’aurait jamais pensé que les choses pourraient devenir aussi compliquées entre nous, qu’il ne l’avait pas prévu. Parce que Fred à pour habitude de tout prévoir, de tout calculer, de tout contrôler. Qu’il savait qu’il avait gaffé et que c’était sans doute la dernière fois qu’il me voyait, que trop souvent il avait fait le con avec moi et qu’il était bien conscient que ma patience avait des limites. Je lui ai dis qu’il ne comprenait rien… que je l’aimais plus que je pouvais m’aimer moi-même, que les moments les plus dure que j’avais traversé dans ma vie avait été ceux où il en était sorti et que je ne voulais plus jamais que cela arrive.

Il a relevé la tête, le visage en larme, les yeux remplis d’espoir.
״ Ça veux-tu dire que t’es d’accord ? ״ m’a-t-il demandé.
״ Fred… je sais pu, je comprend pu rien ! C’est toi qui m’as toujours dit que l’engagement c’était de la marde, que c’était pas pour du monde comme nous, qu’on était d’une autre espèce. Ça fait presque 10 ans que tu te fous de ma gueule parce que je suis émotive, parce que j’ai des rêves. Tu m’as tellement lavé le cerveau que j’ai fini par être d’accord avec toutes tes conneries ! Je sais que tu m’as jamais tordu un bras, mais j’ai fini par être d’accord avec toi ! J’ai jamais su pourquoi toi, tu voulais rien savoir de l’amour, on dirait que c’est un secret d’état ! Toi, tu sais tout de moi pis moi je sais rien, ça me dérange pas dans le fond, j’ai accepté tes cachettes, tes mystères ! Mais, moi j’ai changé… l’amour avec un grand A, je le voulais, je le cherchais désespérément, tu m’as fait voir que je pouvais vivre sans, et que je pourrais être heureuse. Et je suis heureuse ! y’a personne qui me fais mal maintenant, y’a même personne qui me connaît, sauf toi ! Pis là, toi tu veux qu’on soit ensemble! Je sais, pas comme tout le monde, à notre façon mais ensemble quand même. Est-ce que tu peux comprendre que là, moi je suis fuckée ben raide ! Moi aussi je voudrais… je pense, je l’sais pu ! Mais le problème c’est que dans vie à chaque fois que je tiens à quelqu’un, y me crosse pis criss son camp ! Comprends-tu ? ״ que je lui ai crié dans un seul souffle, je parlais tellement vite, qu’il n’a pas pu placer un mot et je sais même pas si il a tout comprit tellement j’étais énervée. Je me suis effondrée sur le tapis et je crois bien avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, j’avais du mal à respirer tellement je pleurais. À y repenser, je devais avoir l’air d’une vraie hystérique !

Fred m’a rejoint par terre, il m’a prit dans ses bras et m’a bercé tout doucement, je me suis calmée, il me fessait du bien. ״ Ma petite princesse à ben raison, tu peux ben rien comprendre pis je pense ben que le plus fucké des deux, ben… c’est moi !״ m’a-t-il chuchoté à l’oreille. On a rie ensemble.

Il m’a dit qu’il ne comprenait pas bien se qui c’était passé durant son séjour chez moi mais qu’il avait réalisé une chose, qu’il m’aime bien plus qu’il l’a toujours cru. Et que lorsque j’avais été en couple depuis qu’on se connaît, avec Emy et Antoine ou bien même les histoires avec Steve (le DJ au club) ou Amélie (ma secrétaire), chaque une de ses réactions s’expliquent aujourd’hui, il a peur de me perde, que jusque là, il n’avait jamais comprit se qui le fâchait autant, parce que après tout c’était ma vie et que là c’était plus que clair pour lui. Que si je m’engageait avec quelqu’un il perdrait sa place au près de moi, mais que toutes mes baises c’est pas pareil que c’est pas des menaces pour lui, puisqu’il sait que je reviendrai toujours à lui. Il m’a juré ne jamais m’avoir menti, que lui-même ne le savait même pas, que ça lui a sauté au visage…

On s’est entendu qu’on ne ferait pas de projets communs, que notre relation ne changerait pas, du moins pas pour l’instant, qu’une chose était certaine qu’on tenait l’un à l’autre et que nous ne voulions pas nous perdre. Quelle belle conclusion n’est-ce pas ? J’ai le cœur léger et le sourire aux lèvres !

lundi 10 novembre 2008

Quelle soirée...

Depuis mercredi soir, ma libido était à son maximum, tous les hommes que je croisais avant un petit quelque chose d’attirant, je les trouvais tous sexy, se qui n’est pas le cas habituellement. Je crois que c’est le résultat de ma privatisation des dernières semaines et de ma colère contre Fred, qui se mélangeaient. Mais je me sentais incapable de pousser les choses afin d’aller chercher se qui me fessait si envie. Je me suis sentie moche et pathétique durant 2 longues journées. Et, je restais dans l’incompréhension de se qui était en train de se passé avec mon Fred. J’ai retourné ça de tous les côtés et cela restait toujours aussi confus pour moi.

Vendredi après avoir terminé de vous écrire, je me suis dis que je devais sortir un peu et arrêter de me morfondre. Je me suis préparée et je suis passée chez le ״pusher״ de Fred. J’étais un peu mal à l’aise de m’y rendre sans m’annoncer, je n’aie pas son numéro de téléphone puisque j’y suis toujours allée qu’avec Fred. Seb en ouvrant la porte a semblé surpris de me voir là, mais m’a invité à rentrer avec un grand sourire. Il m’a offert une bière et nous nous sommes fait quelques lignes ensembles. Il m’a dit ne pas vouloir se mêler de se qui ne le regardait pas mais qu’il s’était toujours demandé se qui pouvait bien se passé entre Fred et moi. Ce que je lui aie expliqué sans aucune gêne. Il m’a questionné sur mes sentiments pour lui. Pour la première fois, je n’arrivais pas à expliquer ce que Fred était réellement pour moi, il est certain qu’il y a une forme d’amour entre nous, mais pas celle dont tout le monde parle, que tout le monde rêve, entre nous c’est autre chose. J’ai volontairement fait dévier le sujet, je n’avais pas envie de parler de lui, de penser à lui, je voulais juste me changer les idées faire comme si Fred n’existait pas.

Je l’ai regardé ce soir là avec un regard nouveau, Seb m’a alors paru comme quelqu’un d’humain, de sensible. Il est bel homme, un peu abîmé par la drogue mais beau tout de même. Je me suis approchée de lui, l’ai embrassé, je lui ai demandé si il aurait envie qu’on se paie du bon temps. Il m’a repoussé et m’a dit que se n’était pas l’envie qui lui manquait mais que malgré se que je pouvais penser de lui, il avait des principes. Je n’étais pas certaine de comprendre. ״ Je ne crois pas que Fred va apprécier, mais bon… il est passé ici mercredi soir, il m’en a acheté pour pas mal plus que d’habitude. Hier vers midi, il est revenu, il avait l’air d’un zombie, je ne l’avais jamais vu avec une face de même, y faisait peur ! Il en voulait d’autre, il avait tout sniffé ! Je l’ai invité à rentrer, Fred a pleuré comme ça se peut même pas ! J’ai jamais vu un gars brailler de même, je te le jure ! Il m’a parlé de vous deux. Mais là j’en dirais pas plus parce que je commence à vraiment pas me mêler de mes affaires. (mon prénom), Fred c’est un bon jack, tu devrais lui donner une chance, je connais pas toute votre histoire, mais une chose est claire c’est que vous allez bien ensemble, il y a une complicité entre vous, c’est beau de vous voir allez, moi je vous ai toujours envié ! Jusqu’à hier je pensais que vous étiez un couple, j’ai tombé sur le cul quand y m’a toute raconté ça. Bon, c’est vrai que c’est pas de mes affaires, mais je te donne juste mon opinion, t’en fait ben se que tu veux !״ m’a dit un peu trop sur de lui. J’avais un vendeur de dope, que je croisait de temps en temps, devant moi qui était en train de me dire se que je devrais faire de ma vie. Je n’avais pas l’intention de m’étendre sur le sujet, j’ai donc prit mon petit sac qui traînait sur la table et lui ai souhaité une belle fin de soirée.

En marchant dans la rue, j’ai eu la gorge qui s’est noué, mes yeux se sont remplit d’eau, ça me fessait de la peine de savoir que Fred n’allait pas bien et que je n’étais pas là pour prendre soin de lui. J’ai eu envie d’aller le voir, mais qu’est-ce que j’aurais bien pu lui dire… j’étais pas la bonne personne pour le consoler présentement. J’ai pris un taxi et j’ai demandé qu’on me dépose dans un club.

La place était bondé, je savais en y arrivant que je n’aurait sans doute aucune difficulté à trouver se que je cherchais. Je me suis installée au bar, j’ai commandé un verre, balayé du regard la piste de danse. Mes yeux on croisé ceux d’un homme pas mal du tout. Je lui ai fais signe du doigt de venir me rejoindre. On a échangé sur des banalités pendant quelques minutes. Je l’ai alors invité à me suivre aux toilettes, mon invitation à été accueillit avec enthousiasme. On s’est faufilé discrètement dans une cabine sous les yeux d’une jeune femme au regard complice. Je n’avais qu’une envie, qu’on me prenne ! J’avais envie d’être dévoré ! J’ai retiré ma culotte l’ai mit dans mon sac que j’avais déposé sur le crochet derrière la porte. Je me suis assise sur la couve, les pieds sur la lunette de la toilette, il semblait ahuri mais heureux du déroulement des évènements. J’ai agrippé son collet, l’ai attiré vers mes lèvres pour l’embrasser, j’ai pris sa main pour la diriger sous ma jupe, il s’est mit à me caresser sans hésitation. Ouf !!! que ça faisait du bien, j’en avais tellement besoin. Il m’a regardé et m’a demandé si ça lui coûterait quelque chose. Il m’a confondu avec une prostituée, ça m’a fait rire, se n’était pas la première fois que cela m’arrivait et chaque fois ça m’amuse toute autant. Je l’ai rassuré en lui disant que j’avais juste envie d’être baisé ! Il a recommencé à me touché, j’étais adossé au mur et le regardais. Il m’a dit que j’étais encore mieux que dans ses fantasmes. Wow !!! quel beau compliment ! Il a sorti un préservatif de la poche de son jeans, l’a enfilé, m’a soulevé et s’est inséré en moi. Nous étions là, tous les deux au centre de cette si petit cabine à baiser, il était fort, je n’avais aucun point d’appuie à par ses bras très puissants. J’ai jouis en silence, la gorge nouée, au cœur le sentiment de trahir Fred… J’ai repris mon sac, sans le regarder et je suis sortie, sur le trottoir j’ai senti que j’allais pleurer, mais je ne le voulais pas.

Je suis rentrée dans le club d’à coté, je suis allée directement au toilette, je me suis fais une petite ligne. Je suis ensuite aller prendre un verre. J’étais là depuis à peine quelques minutes, que j’ai remarqué qu’une fille et un garçon me regardait avec insistance en se parlant à l’oreille. Qu’est-ce qu’ils pouvaient bien se dire, j’en n’avais aucune idée et pour être honnête je m’en balançais ! Après un moment, j’ai senti une main sur mon épaule, c’était la fille. Elle m’a avoué être gêné de m’aborder de la sorte mais qu’elle avait quelque chose à me proposer et ne voulait surtout pas que je le prenne mal. Elle et son chum avaient un fantasme… Décidément, j’étais dédiée à être un fantasme ce soir là. Elle rêvait de voir son copain faire jouir une autre femme. Je me suis retournée pour regardé le mec en question, puisque je leurs avait prêté que très peu d’attention, à ne même pas me souvenir se à quoi il pouvait bien ressembler. Il avait quelque chose de mignon mais surtout semblait très timide, je me demandais comment un gars qui dégageait si peu d’assurance pourrait bien faire un truc comme ça. La jolie brunette poursuivi en me disant que j’étais très désirable, que je dégageais quelque chose de très sexuelle. C’est normal, je suis une salope, me suis-je dis à moi-même, pas très fière de cette que j’étais à cette instant précis… Je m’étais jamais donnée en spectacle de la sorte, bien sur j’avais déjà cru voir un ombre au travers d’une fenêtre mais jamais j’avais consenti à se que quelqu’un soit là juste à côté. À vrai dire, personne ne m’avait jamais proposé une telle chose. ״Et puis ?״ m’a-t-elle dit en regardant le sol. Je me suis alors dis pourquoi pas, elle voulait qu’on se rende chez eux, se que j’ai refusé, je lui ai dis qu’on irait à l’hôtel et nul par ailleurs et que c’est eux qui payeraient. Elle m’a dit qu’elle devait tout d’abord aller voir son chum. Je n’étais pas certaine d’être bien avec cette proposition mais…. Elle est revenue, me disant que c’était bon pour eux, on est donc partie tous les trois.

Arrivé dans la chambre, elle s’est assise sur un petit fauteuil une place, nous on s’est installé sur le lit. Lui, il s’est mit à me déshabiller en embrassant partout, il m’embrassait le visage en prenant soin d’éviter mes lèvres. J’ai eu alors l’impression que c’était une entente entre eux. Je le sentais très excité mais aussi très inconfortable. Moi aussi je l’étais (inconfortable), j’étais là les yeux fermés, à ne rien faire, je bougeais à peine. Je la sentais elle, pas très loin de nous, qui nous regardais, j’avais mal pour elle… je ne comprenais pas se qui pouvait lui plaire à regarder son homme avec une autre. Je n’arrivais à me laisser aller, je n’étais pas excité le moins du monde, pourtant j’aurais cru que cela aurait pu éveillé l’exhibitionniste en moi. Il a essayé d’entrer un doigt en moi, j’étais tellement sec, que rien ne pouvait trouver place par là. J’ai ouvert les yeux, elle elle aimait se qu’elle voyait, elle se touchait par-dessus ses vêtements, je pouvais voir que ses mamelons étaient dures, j’ai alors senti l’excitation grandir en moi. J’ai alors repris le main de l’homme pour la ramener entre mes jambes, il a glisser ses doigts en moi sans aucune difficulté cette fois. J’ai retirer son chandail, en la regardant, elle qui retirait le sien en même temps, je me suis mise à embrasser son torse, elle avait laissé sortir ses seins de son soutien-gorge et se pinçait le bout, elle avait une de ses poitrine à faire rougir d’envie.

Je leur ai demandé si on pouvait changer les plans, je voulais qu’elle se joigne à nous. Elle le regardais en le suppliant d’accepter du regard et lui la fixait n’ayant l’air plus sur de rien. Elle s’est levée et s’est dirigée vers nous sans attendre sa réponse, comme elle ne venait toujours pas après un long silence. Je leur ai demandé de ne pas se toucher, que je souhaitais moi la toucher et que lui s’occupe de moi. Personne n’a rien dit, j’ai donc compris qu’ils acceptaient ses nouvelles règles. Elle s’est assise devant moi et lui a recommencé se qu’il avait interrompu. Je l’ai caressé, j’ai porté ma bouche à son sein, je l’ai mordiller doucement, elle respirait de plus en plus fort, se qui m’encourageait. Lui a déposé sa langue sur mon sexe brûlant, il semblait du coup avoir beaucoup plus d’aisance et d’assurance. J’embrassais son ventre tout en déboutonnant son pantalon, elle souleva les fesses afin de me faire comprendre que je pouvais la dénuder. J’ai demandé à l’homme de se tasser afin que je change de position, je me suis mise à quatre pattes le visage entre les jambes de sa conjointe, je lui ai dis vouloir le sentir dans moi. Alors que je léchais le sexe de madame, monsieur me pénétrait. Elle gémissait devant moi et lui râlait derrière moi. Elle me plantait les ongles dans le dos et lui me claquait les fesses. Tous les deux étés brutaux avec moi, pas trop, juste assez pour que cela me plaise. C’était tellement bon de savoir que j’apportait tout se plaisir à ce couple. Je sentais que c’était là… que j’allais venir d’une seconde à l’autre mais lui l’a fait sans crier gare et s’est retiré. Il s’est excusé en disant qu’il ne me laisserait pas en plan, qu’il me ferait jouir à son tour.


Je lui ai dis que c’était avec elle que je voulais jouir. Je me suis étendue sur elle, j’ai mis ma main entre nos sexes en exerçant une pression sur le sien, je me frottais sur elle de façon effrénée, elle appréciait, son corps me le criait, son souffle se fessait court et son cœur battait à une vitesse folle, elle a crier... elle a jouit. J’étais la seule à ne pas avoir eu mon plaisir, elle a soulever mon visage et m’a embrasser avec tendresse. Elle m’a dit vouloir essayé… essayé de me manger, qu’elle n’avait jamais fait ça avec une femme auparavant et qu’elle en avait vraiment envie. Je l’ai regardé lui, qui était toujours a genoux dernière nous, une belle érection entre les jambes, il a acquiescé du regard. Je me suis retournée sur le dos, je l’ai laissé prendre place entre mes cuisses, lui je l’ai attiré vers moi, j’ai enfoncé sa queue dans ma bouche pour lui faire une fellation. Elle me léchais, m’embrassais, me suçait de façon très surprenante, pendant que je jouissais à répétition dans sa bouche, lui venait dans la mienne. C’était magique !!!

Ils m’ont remerciés d’avoir accepté leur proposition, je leur ai dis que c’est moi qui les remerciait de m’avoir permis de vivre se moment. Elle m’a demandé si nous pourrions répéter l’expérience. ״ Oui, peut être… si on se recroise un jour״ lui ai-je répondu.

En marchant vers chez moi ce soir là, je me sentais légerte, je me sentais bien. C’était la première fois que je baisais à trois et j’étais très heureuse de l’avoir fait !


vendredi 15 août 2008

Elle

Lundi matin, je m’envolerai vers Toronto où je vivrai une aventure extraconjugale, je serai infidèle à mes hommes pour baiser avec une femme durant quatre nuits ! Cela dure depuis maintenant deux ans. La boîte pour laquelle je travail m’envoie trois ou quatre fois par an dans une convention, où tous nos succursales se réunissent pour analyser le marché, les nouvelles directions à prendre et les différentes perspectives. Depuis maintenant cinq ans, je nous représente leur des conventions. J’y suis toujours accompagnée de ma secrétaire afin qu’elle rédige pour moi les procès verbaux des réunions. Mon directeur a toujours cru bon de ne louer qu’une chambre pour minimiser les coûts lors de ce déplacement.

Vous pouvez vous imaginez ma déception lors de mon premier voyage pour la compagnie, arrivée à l’hôtel, on nous a remis à ma secrétaire et moi les clefs de la même chambre. Alors que je croyais pouvoir profiter de cette semaine à l’extérieur pour visiter les bars locaux et faire des rencontres. La chose devenait impossible puisque je partageais ma chambre avec cette vieille grincheuse qui me servait à l’époque de secrétaire. Avec le temps, je m’y suis habituée, après tout j’étais là pour travailler.

Il y a deux ans, la vieille est partie à la retraite, je me suis donc engagée une nouvelle secrétaire, très efficace et combien plus sympathique. Lors de notre premier voyage ensemble, le premier soir lorsque nous nous sommes mises au lit, Amélie (ceci est un nom fictif, afin de conserver son anonymat et par le fait même, le mien) m’a demandé si j’étais au courant de tout se qui circulait à mon sujet au bureau. Je lui ai dis que tout ça n’avait que trop peu d’importance à mes yeux, que moi j’étais là pour faire mon travail et non pour me faire des amis. Et que si cela les amusait, ils pouvaient bien continués, que tout ça ne m’affectait pas, puisque de toute façon j’en étais persuadée personne ne pouvait voir juste.

Elle s’est alors assise dans son lit, elle m’a dit qu’elle contrairement à tous voyait juste, qu’elle avait passé suffisamment de temps en ma compagnie pour m’avoir deviné malgré tout le mystère que je laissais planer autour de moi. Je lui ai alors dis que malgré tout le respect que j’avais pour elle, je la trouvais bien effronté, que je ne laissais planer aucun mystère, mais plutôt que je tenais à ma vie privée et que si elle souhaitait conserver son emploi elle devrait s’en accommoder. Elle m’a demandé de la pardonner, qu’elle ne voulait pas être insolente mais qu’elle avait juste envie qu’on discute entre femme.

J’ai alors eu peur, peur qu’elle sache pour vrai qui j’étais ! Après tout, elle était à peine plus jeune que moi, se pouvait-il que nous fréquentions les mêmes endroits, m’avait-elle observé et ainsi deviné. J’aurais dû penser à tout ça, j’aurais dû me réengager une autre vieille ! J’étais alors plongée dans mes pensées lorsqu’elle m’a dit du tac-o-tac, qu’elle ne me jugeait pas, qu’elle avait rien contre les lesbiennes. J’ai alors éclaté de rire et j’étais bien sure très soulagée qu’elle ne sache pas finalement ! Je lui ai dis qu’elle avait tout faux et que malheureusement elle ne pourrait pas nourrir la curiosité de tous ses commères à notre retour.

Elle m’a assuré que là n’était pas son intérêt, et qu’en fait elle aurait aimé que je lui réponde que je l’étais, que depuis quelques années elle avait envie d’essayer avec une femme. Et que depuis qu’elle travaillait pour moi, elle s’était plu a imaginée que se serait avec moi qu’elle réaliserait ce fantasme. Je ne savais plus quoi faire, quoi dire, j’étais alors sans mot. Après Emy, j’avais toujours cru qu’elle aurait été la seule, mais à cet instant l’idée me plaisait ! Est-ce que je pouvais lui faire confiance, est-ce que je pouvais ainsi mélangé mes deux univers ? Je pensais à Fred, qui m’aurait formellement interdit de même y penser, mais qu’est-ce que j’en avais à foutre de Fred et de tous ses principes à la con. Mon instinct animal me poussait à risquer le tout pour le tout.

Depuis déjà un moment, j’étais là à fixer le mur devant moi, à ne rien dire, complètement perdu. Elle s’est excusée, elle m’a dit qu’elle comprenait que je sois offusquée, qu’elle n’aurait jamais dû, qu’elle avait été bien trop loin, que dès le lendemain elle reprendrait l’avion pour Montréal et qu’à mon retour, je trouverais sa lettre de démission sur mon bureau.

Je lui ai demandé d’arrêter de nous jouer ce petit drame et que c’est maintenant qu’elle allait trop loin ! Je lui ai dis qu’elle était une très bonne employée et que je ne pouvais me permettre de la perdre. Dans son visage, je pouvais y lire de l’incompréhension. Je me suis à peine déplacée vers la droite dans mon lit, j’ai soulevé les couvertures et j’ai tapé le matelas pour lui faire comprendre de venir me rejoindre. Elle m’a regardé droit dans les yeux, elle m’a semblé hésitante, elle s’est levée et est venue s’asseoir près de moi.

Je lui ai dis que ce soir là pour la première fois, j’acceptais de parler de moi à quelqu’un du bureau et qu’elle avait toute intérêt à ne pas me le faire regretté ! Elle m’a assuré que je n’avais pas à m’inquiété. J’ai alors choisis de lui faire confiance. Mais quand même pas totalement, elle n’avait pas besoin de tout savoir. Je ne lui ai pas parlé de comment je menais ma vie…

Je lui ai parlé des hommes qui avaient jusqu’alors croisé ma route, du mal qu’on m’avait fait, que j’avais décidé que je resterais célibataire depuis quelques années déjà. Que j’avais sorti avec une femme, il y avait de ça six ans. Elle m’a sourit et m’a dit qu’elle avait donc raison, que j’étais lesbienne ! Je lui ai expliqué que Emy avait été là seule, qu’après elle, je m’étais dis que plus jamais je coucherais avec une femme, que se n’était pas pour moi. Je l’ai embrassé puis lui ai dit qu’encore aujourd’hui la vie me donnait une leçon, qu’on ne devait jamais dire jamais.

Je lui ai dis qu’avant d’aller plus loin, certaines choses devaient être clair entre nous, que se qui se passerait devait rester ici. Et qu’elle ne devait pas se créer d’ententes envers moi, qu’à notre retour, elle redeviendrait ma secrétaire et qu'elle ne serait jamais rien d’autre pour moi. Elle m’a répondu que tout ça lui allait à merveille.

On a baisé ensemble pour la première fois cette nuit là, et depuis entre nous s’est installé une petite routine. Lorsque nous sommes à l’extérieur et que nous entrons dans notre chambre le soir, nous sommes maîtresse à l’abri des regards. J’aime bien ces moments passés avec elle mais j’aime aussi que cela n’arrive que quelques fois par année, de cette façon je ne m’en lasse pas…


Amélie a un copain depuis un moment, il sait que j’existe, et il accepte qu’elle ait des aventures avec moi. Et au dire d’Amélie, il aime l’idée qu’elle soit bisexuelle, ça l’excite de nous imaginer ensemble lorsqu’elle
part. La seule chose qu'il lui a demandé c’est de ne jamais me voir, et que si un jour il me croise qu’il ne sache pas qui je suis, comme les partys de Noël au bureau sont sans conjoint, ça nous simplifie la chose. Et je dois dire que je préfère qu’il ne sache pas qui je suis !

Et bien sur que Fred le sait, il sait tout ! Je crois même qu’il est un peu jaloux, il ne veut jamais que je parle d'elle, avant que je parte il veut toujours me baiser et à mon retour toujours il m’évite pendant quelques jours…


mercredi 6 août 2008

Notre brisure

Cela a été le mode de vie que j’ai eu ״avec״ Fred durant presqu'un an. J’ai arrêté tout ça le soir où j’ai rencontré Emy. Avec elle, j’avais presque fini par oublier celle que j’avais été durant les derniers mois, j’étais bien moins sur le party, je n’avais plus envie de me faire baiser par un puis par l’autre, j’ai complètement perdu l’envie de sniffer… J’étais alors comblée par elle. Je ne ressentais plus ce manque…

Durant nos deux premières semaines de fréquentation, je suis disparue de la circulation, je n’ai donné de nouvelle à personne sauf à ma mère. Fred été inquiet, mon téléphone portable était éteint et je ne prenais plus mes messages, j’étais sur un nuage. Il a finit par savoir où je me terrais, puisque la colocataire d’Emy travaillait dans le même club que lui.

Donc un samedi aux petites heures du matin après le travail, il est débarqué chez Emy. Fred m’a dit que se n’était pas une façon de traiter ses ami(e)s, qu’il s’était fait du mauvais sang pour moi et que j’avais vraiment déconné ! Qu’il s’était imaginé les pires scénarios, jusqu’à se dire qu’on m’avait enlevé, violé et tué ! Il m’a invité à aller bruncher le lendemain. Je n’étais pas fière de moi… il avait raison, j’aurais au moins dû lui lâcher un coup de fils.

Lorsque j’ai raconté à Fred se que Emy et moi vivions, il s’est bien marré. Pour lui c’était clair comme de l’eau de roche, je ne pouvais être gaie, j’aimais les hommes… le sexe avec les hommes !!! Selon lui jamais une femme ne pourrait m’apporter se que lui ou n’importe quel autre arrivait à me donner. Au départ, ça m’a offusqué ! Pour qui se prenait-il ? Je l’ai alors trouvé prétentieux, je me suis dis que c’était de l’orgueil mal placé et que sans doute cela touchait son à ego, ébranlait sa virilité.

J’aimais Fred, jamais dans ma vie jusque là j’avais eu l’impression que quelqu’un m’avait aussi bien comprit qu’il avait pu le faire, mais là il ne me comprenait plus. J’ai trouvé ça dure, je perdais mon meilleur ami ! Nos repas au restaurant se sont espacés, nos conversations au téléphone se sont écourtées.

Lorsque j’ai laissé Emy, je suis allée le voir chez lui, je lui ai dis que j’avais merdé et que ça me fessait mal de l’avouer mais qu’il avait raison, que je n’avais rien à foutre avec une femme, que je m’étais racontée une belle histoire. Que tous ça n’avait été qu’un beau feu de pailles ! ״ Donc ma poupée chérie est de retour ? Quand tu chasses le naturel, il revient au galop !״ m’a-t-il dit. ״ Bah… c’est pas aussi claire que ça, j’ai tripé le temps qu’on a traîné ensemble mais je ne crois pas que j’ai envie de revivre de cette façon, je dois vieillir, passer à autre chose ! Bientôt, j’aurais mon BAC, j’ai envie d’être tranquille, de vivre normalement.״ lui ai-je répondu.

Pour Fred tout ça était n’importe quoi, il est de 7 ans mon aîné et lui vivait toujours ainsi et ne voyait pas le jour où cela allait changer ! Mais nous avons tout de même recommencé à nous voir sur une base plus régulière, on se retrouvait, on passait de longue soirée à discuter. Régulièrement, il me fessait des avances que toujours je refusais ! J’ai été abstinente durant plusieurs mois et je ne m’en portais pas plus mal.


Ce, jusqu’au jour où j’ai commencé à sortir avec Antoine, mon répondant de stage. Cela m’a prit un moment avant d’en parler avec Fred parce que j’appréhendais sa réaction… (avec raison). J’ai aussi attendu de m’assurer que ma relation avec Antoine était sérieuse et d’être suffisamment à l’aise avec lui pour lui parler de celle que j’avais été. Je ne pouvais prendre le risque qu’il soit mit au courant par quelqu’un autre (Fred), j’avais trop peur de le perdre ! Je l'aimais!

J’ai alors organisé un souper dans cet appartement qui allait bientôt être le mien, pour que les deux hommes de ma vie puissent se rencontre. Fred a été franchement désagréable toute au long de la soirée. Il parlait à Antoine comme si il été le pire des imbéciles, constamment il l’excluait de nos conversations, il se donnait un malin plaisir à lui montrer qu’il me connaissait comme le fond de sa poche. Il a même été jusqu’à lui raconter les baises que nous avions eues ensemble ! J’étais excessivement mal à l’aise, j’aurais aimé disparaître pour ne plus jamais revenir, j’avais honte ! J’aurais voulu revenir en arrière et que cette soirée n’ait jamais eue lieu ! Je me trouvais tellement conne d’avoir cru que ses deux là auraient pu devenir amis. Antoine est resté de glace devant le petit manège de Fred, alors que plus d’un se serait énervé pour moins. Dans un calme des plus totales, il s’est levé de table et nous a fortement suggérer de régler quelques trucs ensemble, qu’il n’avait pas à être témoin de tous ça, que ça ne regardait que nous et qu’il reviendrait dans deux heures pour nous laisser le temps.

Antoine m’a embrassé sur le front et est parti. J’étais incapable de regarder Fred dans les yeux, je bouillais de rage. Comment avait-il osé ? Comment un ami pouvait-il se comporter de la sorte ? J’ai demandé à Fred de quitter ! Ce qu’il a bien sur refusé. ״ Est-ce que t’a complètement perdu la tête, tu penses vraiment que se connard est le beau prince charmant que tu attends depuis que tu es petite fille ? Mais tu te trompes ma grande! Il est pire que tous ceux que tu as connu avant, c’est un criss de menteur! T'es aveugle ou quoi? Mais réveilles bordel ! Si tu penses que je vais le laisser te faire souffrir, tu te criss un doigt dans l'oeil ma belle !״ m’a-t-il dit sur un ton des plus méprisant. On s’est engueulé, il m’a dit des choses tellement blessantes, j’arrivais pas à y croire, mon Fred ne pouvait pas me parler ainsi, qu’est-ce qui lui arrivait ? ״ T’as intérêt à pas venir brailler chez nous quand ton petit crosseur va t’avoir brisé le cœur, parce que Fred-Chéri ne sera plus là pour toi, y’en a marre de tes conneries״ a-t-il crier avant de claqué le porte…

J’ai fais une croix sur Fred durant presque 4 ans, quelques fois j’y pensais, j’en pleurait ! Mais chaque fois, je me disais qu’il n’en valait pas la peine et qu’en fait il n’avait jamais vraiment été un ami pour moi... j’essayais de m’en convaincre. Je vivais pleinement mon bonheur avec Antoine et je n’avais plus besoin de Fred dans ma vie. Il m’est même arrivé à l’occasion de le juger, de juger sa façon d’être, sa façon de vivre.

Après le plus grand de fiasco de ma vie, ma rupture avec Antoine, Fred est resurgit dans ma tête, je pensais tout le temps à lui, il me manquait. J’aurais tellement eu envie qu’il me prenne dans ses bras, qu’il me console, qu’il me dise qu’il était là et qu’il y serait toujours. J’ai été un mois à me morfondre, à m’apitoyer sur mon sort. Pour finalement me rendre chez lui où une femme d’un certaine âge m’a informé qu’il ne vivait plus dans ce logement depuis au moins 3 ans, j’ai essayé de l’appeler, mais son numéro n'était plus en service.

Qu’est-ce qu’il me restait? me pointer à son bar? travaillais-il toujours là?aurais-je ce culot ? est-ce que j’avais le choix ? Je m’y suis donc rendue, Jason se tenait devant la porte, après 4 ans il était toujours au poste. ״ Wow ! Une revenante, je croyais ne plus jamais te revoir, tu viens voir Don Juan ? C’est toute une surprise, il va être content de te voir !״ m’a-t-il dit en m’enlacent. Je ne fessais qu’espérer qu’il n’ait pas tord, que Fred serait aussi heureux que lui de me voir là.

Je me suis dirigée vers son bar, je m’y suis accotée et l’aie fixé. Il m’avait vu, je le sais mais il fessait comme si j’étais invisible. ״ On dit pas bonjour à sa vieille amie ?״ ai-je crié comme il se tenait à l’extrémité du bar, sans doute pour m’éviter. Il s’est retourné, s’est dirigé vers moi avec un regard plein de colère : ״ T’es vraiment la pire des connasses que j’ai jamais connu, tu dégages et tu reviens plus jamais icitte, est-ce que t’as compris ?״ ״Attends Fred! on a besoin de se parler ! l’ai-je supplié. ״Tu criss ton camp ou je te fais sortir ?״

Je suis sortie… j’avais pas envie de me donner en spectacle devant tous ses gens qui semblaient demander que ça. Je ne savais pas où aller, mais une chose était certaine, je ne pouvais pas rentrer chez moi bredouille! J’ai alors pensé à sa voiture, qu’il avait l’habitude de toujours stationner dans le même sombre recoin. J’ai été soulagé de la voir là, comme si elle m’entendait. Il ne me restait qu’à souhaiter que ma petite apparition lui ait coupé le goût de draguer et qu’il reviendrait seul.

J’ai attendu près d’une heure assise sur le capo de son auto. J’ai retiré mon chandail et j’ai patienté, j’étais là dans l’ombre les seins nus, je voulais qu’il me prenne comme il l’avait si souvent fait !

Lorsqu’il m’a aperçu, il n’a pas eu la réaction escomptée, pourtant Fred avait toujours été dingue à la vu de mes seins ! ״ T’es sourde ? Je t’ai demandé de crisser ton camp, c’était pas assez clair ? Tu décriss !״ J’ai retiré ma culotte, je lui ai lancé, j’ai ouvert les jambes pour qu’il puisse voir ma chatte toute rose, je me suis étendue sur le dos, d’une main je me macérais le sein gauche et de l’autre je me caressais entrejambe. J’étais excitée, je gémissais, j’allais jouir. Mais je ne voulais pas jouir de ma main, mais bien de sa queue ! J’ai arrêté, je ne pouvais plus continuer j’étais trop proche de l’orgasme. Je me suis assise pour voir qu’est-ce que Fred fessait. Il était là, à moins d’un mètre de moi et il se masturbait debout dans la rue, il était tellement beau ! Je suis descendue de là, je me suis retournée, j’ai relevé ma jupe pour qu’il voit mon cul, ce cul qui l’avait séduit le premier soir. J’ai penché le haut de mon corps sur la voiture, d’une main j’ai recommencé à me toucher et je lui ait ordonné de venir me prendre. J’en pouvais plus d'attendre, j’allais exploser de plaisir! À l’instant même où il m’a pénétré, on a jouit !!! Il m’a retourné, m’a embrassé et d’une voix pleine de douceur il m’a murmuré à l’oreille : ״ Tu sais pourquoi je t’aime autant, toi ? Parce que t’es une vraie garce !״

Nous avons passés les trois jours qui ont suivis dans son lit, nous en sortions seulement pour manger ou nous laver. Entre nous, les choses ne sont jamais revenues comme avant...

lundi 4 août 2008

Notre constat

J’ai alors adopté le style de vie de Fred, au début souvent j’ai été mal à l’aise dans tout ça, pas parce que ça ne me convenait pas mais plutôt parce que ça ne me ressemblait pas. J’avais toujours été une fille timide, celle qu’on draguait et jamais l’inverse, sexuellement je ne prenais que très rarement d’initiatives. Donc il m’a fallu poussé mes limites, se qui m’aidait à y arriver c’était de me raconter que j’étais une autre, que je l’avais toujours fait et que cela fessait partie de ma nature, j’ai abandonné la proie que j’étais pour devenir un prédateur ! Je trouvais ça très stimulant voir dire même très excitant.

Rapidement un petit jeu c’est installé entre Fred et moi, son terrain de chasse était son travail, il est aussi devenu le mien. J’allais le rejoindre là bas les soirs où il travaillait. Ensemble nous observions les proies potentielles, nous avions finit par connaître les goûts de l’autre, donc on se ״challengeait״ à savoir avec qui l’autre partirait en fin de soirée, on se lançait des défis, nous choisissions pour l’autre qui serait l’heureux(se) élu(e) de la soirée. Je dois vous avouez que tout ça m’amusait beaucoup !

Il m’arrive très souvent de me moquer de Fred, bien sure de façon très amical. Pour avoir une baise, il doit trimer dure, bien plus que moi, il lui arrive de rentrer seul, moi jamais ! Le problème ne lui appartient pas, le problème se sont les femmes. Fred est un des hommes les plus séduisant qu’il m’ait été donné de connaître, en plus d'être drôle et intelligent, certes il est arrogant et macho mais il ne se prend pas trop au sérieux. Cela serait de se mentir que de dire que les femmes n’aiment pas ça, enfin pour une grande majorité. Le problème de Fred c’est qu’il est honnête, jamais il ne dira à une femme qu’à ses yeux elle est différente des autres, qu’il chercher l’âme sœur, la perle rare, et c’est toute à son honneur, si il était un sale menteur cela lui rendrait la tâche bien plus facile !

Une chose est certaine, les femmes sont beaucoup moins portées sur la chose, du moins avec des inconnus et elles sont plus agace. Souvent, elles ne ferment pas la porte, elles se laissent draguées, en profite pour se faire payer des verres, elles l’embrasse, parfois même elles lui montre leur poitrine ou leur petite culotte, elles lui disent des obscénités, tout pour lui faire croire que c’est dans la poche, pour finalement s’éclipser en douce à la fin de la soirée.

Les hommes eux sont des pervers, des consommateurs de pornographie, ils ont l’imagination très fertile et ont des centaines de fantasme qu’ils aimeraient réalisés. Rarement complexé et souvent en admiration devant leur sexe, même si il est des plus communs. L’homme est facilement excitable, beaucoup plus animal, honnête avec lui-même et fidèle à son désir !

Avec le temps, j’ai raffiné mon approche, je ne tourne plus autour du pot, je suis crue et directe. Et comme je ne cherche pas l’amour, c’est la meilleur façon d’avoir se que je veut ! Pour plusieurs, je peux être considéré comme quelqu’un d’immorale mais j’ai quand même des valeurs ! Lorsque que j’aborde quelqu’un avant de dire quoique se soit, je lui demande toujours si il est célibataire, je n’encouragerais pas les actions qui m’ont tant blessés! Ensuite, je vais droit au but. Je lui demande si il n’aurait pas envie que je lui fasse une pipe, ou je lui dis que j’aurais terriblement envie qu’il me baise, ou encore que j’ai envie de me faire toucher, de me faire caresser ! Se sont mes formules gagnantes.

Pour nous amuser, Fred et moi avant tenue des statistiques durant quelques mois. Une femme sur huit part avec lui, tandis que pour ma part un homme sur sept me refuse, cela exclus bien sur les gens en couple. Je trouve que mon score n’est pas trop mal. Fred est jaloux de moi, je lui dis toujours qu’il ne peut pas se comparer à moi, qu’on ne chasse pas la même espèce, que lorsqu’il quitte avec quelqu’un il a beaucoup plus de mérite, qu’il doit user de ruse, dire la bonne chose au bon moment à la bonne personne, tandis que moi lorsque j’approche un homme c’est presque assuré que j’aurais se que je cherche. Enfin cela ne fait que nous confirmer que les hommes sont bien plus sexuels que les femmes.

mercredi 30 juillet 2008

Emy

Je l’ai connu le jour de mon 23ième anniversaire, Fred m’avait invité dans un party. Se soir là, je me suis complètement défoncée. C’était une belle soirée, les gens étaient cool et tout le monde s’en donnait à cœur joie, l’alcool coulait à flot et la dope s’y trouvait à profusion.

Fred m’a présenté Emy, une amie de longue date, m’a-t-il dit. J’ai échangé avec elle une bonne partie de la soirée. Elle m’a dit qu’elle était gaie et m’a demandé si je l’étais aussi. Je ne sais trop pourquoi, mais je lui ai dis oui ! Elle m’a invitée à aller passer la nuit chez elle, se que j’ai accepté avec beaucoup d’enthousiasme. Emy est une belle métisse bien roulée, une fille dynamique et qui dégage une assurance impressionnante. Ça m’a flatté qu’une aussi belle femme me fasse des avances.

Ce soir là, j’ai baisé pour la première fois de ma vie avec une femme. Lorsque j’y pense, je m’épate encore j’étais tellement à l’aise avec elle, comme si j’avais toujours couché qu’avec des femmes. C’était tellement excitant et ennivrant. Sa douceur et sa sensualité m’ont chamboulées. J’ai alors cru à une révélation, j’étais lesbienne. Une femme sait faire jouir une femme, sait la caresser, sait l’embrasser ! Personne auparavant ne m’avait manger la chatte comme elle l’a fait, jamais une langue m'a procuré cette effet! Même encore aujourd'hui...

Le lendemain, j’ai avoué à Emy qu’elle avait été ma première, avec un petit sourire en coin elle m’a répondu qu’elle le savait. Nous avons sortis ensemble pendant 9 mois. Au début, j’étais bien avec elle et contente de l’avoir rencontré. J’ai même fais mon coming out, j’en ai étonné plus d’un mais somme toute, les gens ont bien réagit.

Plus les mois passaient, plus je trouvais que notre sexualité tournait en rond. Pour arriver à m’exciter, je devais m’imaginer qu’une belle queue bien bandé allait me pénétrer...se qui n’arrivait jamais ! J’ai fini par être très frustrée sexuellement, je lui en ai parlé, elle m’a dit que cela n’était pas rare chez les femmes qui avaient connu des hommes et qu’on pourrait se servir de jouet lors de nos ébats. Au départ l’idée m’a plus, mais une fois dans l’action cela m’a rendu terriblement mal à l’aise, j’étais incapable de mouiller donc par le fait même incapable de me faire pénétrer !!!

Je me suis mis a évitée notre intimité, à l’éviter, à la repousser, je n’avais plus envie d’elle, plus envie qu’elle me touche, qu’elle me baise !!! Je ne passais plus jamais la nuit avec elle, il m’arrivait même de ne pas retourner ses appels. J’avais peur de la laissé, de me retrouver seule, de lui faire mal, de me tromper donc…

Emy n’est pas conne, elle savait bien qu’il y avait quelque chose qui ne fonctionnait plus entre nous, je refusais toutes discussions, je m’éclipsais aussitôt qu’elle abordait la chose. Elle est devenue très harcelante, j’avais droit à des dizaines des messages par jour, à des visites à l’improvise chez moi et au travail. Elle me suppliait de lui laisser une chance... de nous laisser une chance ! Un matin, je me suis tannée, je lui ai dis que j’en avais assez d’elle et qu’elle me pourrissait la vie !

J’ai l’ai recroisé quelques fois depuis et je sais qu’aujourd’hui encore elle m’en veut et je la comprend…